Historique

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Des Conservatoires botaniques aux Conservatoires botaniques nationaux

En 1975, naissait à Brest, avec l'appui du ministère en charge de la protection de la nature, le premier conservatoire botanique français. L’idée de son instigateur, Jean-Yves LESOUËF, était de créer une "arche de Noé" des plantes au bord de l’extinction, avec comme territoire de travail … le monde entier. Il s’agissait alors prioritairement de mettre en culture et de multiplier ces plantes afin d’empêcher leur disparition.

En 1976, une loi fondatrice relative à la protection de la nature est créée en France.

Peu après, entre 1977 et 1980, d’autres initiatives ont suivi, donnant jour à deux nouveaux conservatoires botaniques : le conservatoire botanique de Porquerolles, initialement orienté sur la connaissance des plantes sauvages et variétés fruitières de la région méditerranéenne, et le conservatoire botanique de Nancy, avec un intérêt pour la flore tropicale.

Un décret du 12 avril 1988 institue les Conservatoires botaniques nationaux. Peut alors être agréé en tant que Conservatoire botanique national un établissement qui poursuit l'ensemble des objectifs suivants :

1. connaissance des éléments rares ou menacés de la flore sauvage, d'une région ou d'un groupe d'espèces donné, et de leur localisation ;

2. conservation par tous moyens appropriés, notamment par la culture, de ces taxons menacés, dans le souci de la conservation de leur patrimoine génétique ;

3. information et éducation des différents publics concernés par la conservation du patrimoine floristique sauvage.

Ce texte entérine une différence d'approche fondamentale par rapport aux premiers Conservatoires botaniques, d’une part en recentrant les Conservatoires botaniques nationaux sur la flore sauvage de France et en leur donnant une compétence précise notamment au niveau territorial, et d'autre part, en mettant la priorité sur la conservation dans le milieu naturel (conservation in situ), la culture (conservation ex situ) n’étant plus qu’un moyen parmi d’autres. Ce texte a également ajouté un objectif de conservation de la diversité génétique ce qui signifiait une évolution de la conservation des espèces vers celle des populations.

D’autres évolutions ont suivi en juillet 2004, par un nouveau décret désormais intégré au code de l’environnement, prenant en compte la nécessité de connaître l’ensemble de la flore, ajoutant la mission de connaissance et de conservation des habitats naturels et précisant la mission d’expertise.

Pour en savoir plus : missions des CBN